Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

L’engagement sur la voie spirituelle est une aventure intime et sensible qui touche à des valeurs fondatrices telles que notre foi, nos aspirations profondes ainsi qu’à nos identités culturelles et religieuses que nous nous sommes forgées, avec toutes les croyances qui peuvent leur être associées.

Tout enseignement spirituel va forcément venir « toucher » ces aspects de la personnalité de celui ou celle qui s’y intéresse, ce qui peut engendrer de profonds changements dans sa vie.

Dès lors, il est essentiel que cette personne en ait conscience et qu’elle rassemble autant d’éléments que possible pour déterminer si cet enseignement est bon pour elle, ce qui implique également de connaître au mieux la personne qui le délivre.

C’est dans ce but que je vais répondre aux questions que vous êtes susceptible de vous poser à mon sujet.

Mon ouverture à la spiritualité

En 2004, j’ai vécu une expérience que je qualifierais de surnaturelle. Avant de décrire cette expérience qui aura été le déclencheur de mon ouverture à la spiritualité, je dois préciser que je traversais une période où je me surprenais souvent à me sentir vraiment très bien dans mon corps. À plusieurs reprises, je me souviens avoir pris conscience que ma respiration était très profonde et très lente, alors que j’étais pourtant actif physiquement. Un jour, alors que j’étais dans un de ces états de bien-être général très agréable, je pris le volant de ma voiture avec mon amie, et alors que nous roulions depuis quelques minutes, j’ai senti que quelque chose de bizarre se passait dans mon ventre, plus précisément au niveau du plexus solaire (j’ignorais alors que cette zone se nommait ainsi…) ; une sensation très étrange à cet endroit, qui s’intensifia et provoqua des vibrations intenses dans tout mon corps. C’était si puissant et inhabituel que j’en fus terrorisé, croyant que j’étais en train de faire un malaise cardiaque ou un AVC (eh oui, ce sont les idées qui m’ont immédiatement traversé l’esprit, allez savoir pourquoi…). J’ai donc paniqué et fait une très grosse crise d’angoisse. Pensant que j’étais en train de mourir, j’ai demandé à mon amie de prendre le volant et de me conduire aux urgences… en toute urgence (ce qui l’a fit aussi paniquer, la pauvre…) ! Quand je lui ai décrit les symptômes, le médecin urgentiste a diagnostiqué une banale crise d’angoisse, ce qui avait été effectivement le cas, mais qui n’expliquait toutefois pas le phénomène énergétique qui en fut le déclencheur…

En vérité, et cela je ne l’ai compris que plusieurs années plus tard, le phénomène énergétique très puissant qui m’a fait paniquer était en fait un éveil de la Kundalinî, qui a été provoqué par la « descente » d’une influence très lumineuse que je qualifierais de « surnaturelle ». La réaction de panique aurait sans doute pu être évitée si j’avais eu connaissance des symptômes liés à un éveil de la Kundalinî, mais à cette époque, j’ignorais absolument tout de ces choses-là. 

Le problème est que ma crise de panique a eu pour effet d’entraver les énergies très puissantes qui montaient en moi à ce moment-là à partir de la base de ma colonne vertébrale, et cette cristallisation d’énergie a été le point de départ de nombreux problèmes physiques qui m’ont beaucoup affecté et destabilisé, car je n’en comprenais pas l’origine et les médecins consultés non plus. Les examens biologiques ne démontraient aucun trouble organique, et pourtant je me sentais très… très mal dans mon corps, avec une kyrielle de symptômes inexpliqués (douleurs, vertiges, palpitations, troubles digestifs, accouphènes, etc.). Pour expliquer malgré tout mes symtômes, on me diagnostiqua « spasmophile », ce qui ne me rassura qu’à moitié. 

À partir de cet éveil de Kundalinî entravé par la réaction de peur, je vécus une véritable descente aux enfers. Je sentais bien que quelque chose souhaitait s’éveiller en moi, comme un feu irrésistible, que mon ego refusait de laisser vivre, souhaitant par-dessus tout éviter une nouvelle crise d’angoisse. Cette lutte intérieur me plaça dans un état d’anxiété chronique, qui me mena jusqu’au burn out, en 2006.

Ce fut un mal pour un bien, car c’est ce profond mal-être qui m’incita à me poser les bonnes questions et à réaliser que j’avais besoin de me réconcilier avec moi-même. Aujourd’hui, je suis persuadé que l’influence spirituelle qui provoqua cet éveil de Kundalinî, a changé quelque chose en moi, profondément, et que c’est ce changement qui fut le point de départ de mon intérêt pour la spiritualté, qui se transforma bien vite en véritable passion.

 

Mes connaissances

Depuis mon ouverture à la spiritualité, en 2006, je n’ai eu de cesse de chercher, avec une faim insatiable, à affiner ma compréhension de la nature humaine et de son essence divine, par l’observation de ses mécanismes de fonctionnement et par l’étude de toute source d’information susceptible de m’en apprendre davantage à ce sujet, qu’elles soient traditionnelles (spiritualité) ou modernes (psychologie).

Les connaissances accumulées au fil des ans proviennent de mes recherches et lectures, mais aussi des prises de conscience réalisées grâce à ma propre expérience. 

 

Mes influences

Parmi mes principales sources d’influence, je citerais les livres de certains auteurs, dont voici les principaux :

René Guénon, Shri Aurobindo, Shri Ramana Maharshi, Arnaud Desjardins, Karl Graf Dürckheim, Carl Gustav Jung, Annick de Souzenelle, Eckhart Tolle, Eric Baret, S.N. Goenka, Jean Marchal.

Il y a bien entendu également l’enseignement des grands Sages, transmis au travers des textes sacrés des religions. Je me sens particulièrement proche du message des Évangiles, ainsi que de l’enseignement du Bouddha. 

Enfin, il y a l’influence spirituelle des deux Maîtres que j’ai eu la chance de côtoyer pendant quelque temps, et par qui j’ai été initié à deux voies de réalisations spirituelles, alchimiques, l’une orientale, l’autre occidentale.

 

Mon affiliation à une tradition

De par la sensibilité qui est la mienne, je me sens un peu plus proche de la tradition chrétienne. Toutefois, je ne me revendique d’aucune tradition plutôt que d’une autre. Je me considère comme un mystique, accordant davantage d’attention au cœur des choses, qu’aux écorces superficielles qui les distinguent et les séparent en apparence, même si je reconnais le rôle de ces dernières.

Dès mon ouverture à la spiritualité, j’ai ressenti l’élan d’étudier les grandes traditions spirituelles, notamment dans leurs courants ésotériques, et j’ai rapidement découvert que toutes leurs doctrines poursuivaient un objectif commun : aider l’être humain à se frayer un chemin pour sortir de l’ignorance et reconnaître son Essence divine. J’ai réalisé que les chemins empruntés peuvent être différents, mais que la destination est la même dans tous les cas.

J’ai été fasciné par les correspondances qui existent entre ces traditions qui sont toutes liées entre elles par un noyau commun, qui est la Tradition primordiale. J’ai pris conscience que l’esprit de division qui oppose les religions entre elles, est une erreur monumentale, basée sur l’ignorance et le fanatisme de l’homme plongé dans l’oubli de sa véritable nature. C’est une inversion pure et simple de la connaissance de cette Tradition primordiale qui nous a été transmise par les grands sages. Cette connaissance est destinée à relier, réunir, d’abord l’individu avec l’Essence divine en lui, puis ensuite avec toutes les autres formes de conscience en lesquelles il reconnaîtra sa propre Essence.

Si ce message d’unité et d’amour commun à toutes les traditions a été mal interprété et détourné pour servir des intérêts de l’esprit diabolique qui « divise pour mieux régner », cela ne le remet nullement en cause. Prétendre que la religion est mauvaise parce que l’homme en a fait un mauvais usage, est un syllogisme qui déforme la réalité et induit gravement en erreur.

Je suis pour une réhabilitation de la Tradition primordiale, pour que chacun puisse prendre conscience de la beauté et de la profondeur des choses lorsqu’elles sont perçues dans les différences qui les distinguent et qui permettent d’en apprécier la richesse, tout en ayant conscience de leur noyau commun, afin que l’être humain cesse de se battre contre son reflet dans le miroir de l’existence.

 

Ma vision du Maître

Un maître est quelqu’un qui maîtrise. Et que maîtrise-t-il au juste ? Son art, c’est-à-dire la manifestation de l’énergie vitale par laquelle il reflète les vertus divines dans le monde manifesté. Le maître est un artiste au sens premier du terme, et cela ne se limite évidemment pas à la peinture, à la musique ou à la sculpture. Un maître vit sa passion et l’exprime parfaitement au travers de sa créativité vécue sans complexe.

Lorsqu’il s’agit d’un Maître « spirituel », nous parlons d’un être dont la vocation est d’apprendre aux autres à découvrir la leur. Il est clair que pour aider les autres à découvrir et à vivre leur mission de vie (dharma, en sanskrit), le Maître se doit d’avoir parcouru ce chemin lui-même et d’en connaître toutes les subtilités.

Le Maître spirituel n’est pas forcément un « Libéré vivant » au sens où l’entend la tradition hindoue, dans la mesure où son âme n’a pas encore réintégré sa Source. Il peut conserver un ego, mais celui-ci est stable et maîtrisé. En équilibre, cet être est un vecteur d’harmonie par sa vibration, que ceux qui sentent en eux l’ouverture à la spiritualité chercheront à approcher, là où d’autres ne verront en lui qu’une menace qu’ils préféreront fuir ou dénigrer.

L’enseignement du Maître spirituel dispensé à ses disciples poursuit l’objectif de les élever au minimum à son niveau, c’est-à-dire là où son propre cheminement l’a conduit. À ce niveau-là, qui est la réintégration de l’état primordial (symbolisé par la pureté de l’enfance), l’élève aura rejoint le maître et pourra éventuellement le dépasser sans l’aide de ce dernier (pour autant que cela fasse partie de ses possibilités d’évolution), étant désormais autonome dans sa capacité à suivre sa propre voie, celle sur laquelle le dirige son maître intérieur à chaque instant.

Si l’on se réfère à cette définition, je ne peux pas prétendre être un Maître spirituel, pour la simple et bonne raison que je ne suis pas encore parvenu à cet état de maîtrise parfaite de l’énergie vitale (l’âme) et de l’ego qui lui est indissociable. Cela dit, je n’attends pas d’être parfait pour partager ma passion, car les expériences que cela me permet de vivre est précisément ce dont j’ai besoin pour avancer sur la voie qui mène à l’état de perfection de l’individualité qui fera de moi le Maître spirituel que j’aspire passionnément à devenir. Du moment où je ne me fais pas passer pour ce que je ne suis pas, que je ne vends pas « du rêve », et que je n’utilise pas les ressources d’autrui pour compenser un manque que je serais incapable de combler par moi-même, je me sens tout-à-fait habilité à partager ainsi ma passion.

 

Mon rapport au sectarisme

Attention, sujet « brûlant »…

Au départ, le mot « secte » n’a rien de péjoratif. Il vient du latin secta, qui signifie « une voie, un enseignement, ou une doctrine que l’on suit ». C’est un terme dérivé du verbe latin sequi, qui signifie « suivre » (et non pas du verbe latin secare, « couper», comme on l’entend parfois…). Au sens premier du terme, je suis « sectaire » dans la mesure où je suis une voie initiatique de réalisation spirituelle, et celles et ceux qui ont choisi d’en suivre une (car il en existe d’innombrables) le sont également. Voilà qui a le mérite de dissiper toute ambiguïté, même si je sais pertinemment que cette précision ne peut à elle seule effacer l’impression négative coriace qui existe dans la conscience collective à ce sujet, et qui empêche de voir la réalité telle qu’elle est vraiment, au-delà des étiquettes qu’il est si facile d’apposer sur la tête des gens qui sortent un tant soit peu du moule.

Pour cette conscience collective, être sectaire, c’est brimer la liberté individuelle pour prendre le pouvoir et s’enrichir sur le dos d’esprits faibles aisément manipulables, en profitant d’eux sexuellement au passage si on en a l’occasion. Si c’est cela être sectaire, alors je me défends de l’être, évidemment ! Mon noble idéal est aux antipodes de cette déviance, puisque je ne ménage pas mes efforts pour dispenser des outils et des connaissances qui aident à l’épanouissement de l’âme, et non à l’approfondissement de sa souffrance. Ce que je partage passionnément vise à libérer l’individu de tout ce qui peut le limiter dans l’expression de son fabuleux potentiel créateur. Comme je l’ai dit, il s’agit-là, pour moi, du fondement même de toute voie spirituelle.

Celui ou celle qui suit une voie spirituelle est donc forcément sectaire au sens étymologique du terme, et il est vrai que la libération des conditionnements mentaux et des dépendances matérielles et affectives qui les accompagnent, sera parfois perçue comme une émancipation, que ceux qui ont quelque chose à y perdre s’empresseront de critiquer, préférant imputer des torts qui n’existent pas à ce « sectaire » si dangereux à leur yeux, plutôt que de se remettre en question. Cela est inévitable et fait partie des difficultés que nous pouvons rencontrer lorsque nous nous engageons sur le sentier spirituel et que nous commençons un tant soit peu à « rayonner ».

Cela étant dit, il arrive aussi que le domaine spirituel soit perverti par des individus qui le récupèrent pour servir des intérêts personnels, et qui n’ont aucun scrupule à manipuler les êtres sincères pour atteindre leurs objectifs. C’est parce que ces dérives réelles sont malheureusement trop fréquentes dans ce milieu depuis des siècles, que le mot secte s’est connoté négativement avec le temps, de même que le mot sanskrit guru d’ailleurs (mot qui signifie littéralement « maître »). Il est déplorable qu’on ne fasse pas la part des choses, et que tout le monde soit mis dans le même panier. J’ai moi-même dû faire face à cette inversion qui consiste à me faire passer pour mon contraire, par ignorance parfois, mais le plus souvent par malveillance, scepticisme et méfiance exacerbés.

J’ai appris à accueillir le sentiment inconfortable de l’injustice que cela soulève forcément en moi lorsque je suis confronté à des tentatives de discrédit et de diffamation qui me porte moralement atteinte. Je sais que tout ce que j’ai à faire face à de tels agissements, est de suivre simplement ma propre voie, en regardant droit devant moi, en faisant ce que j’estime être juste et bon au plus proche de ce que me dicte ma conscience. De toutes manières, quoique l’on fasse, il y aura toujours des gens pour juger. Il est donc vain et contre-productif de vouloir faire l’unanimité ; l’essentiel est d’être soi-même… tout simplement.

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, surtout quand ce qui est à voir ne peut être vu qu’avec les yeux du cœur. »

Clive Staples Lewis

 

Ma passion

Je me passionne pour la pratique de l’alchimie spirituelle. Cet art sacré, royal, initiatique, qui était appelée « Voie royale » au Moyen Âge, a pour but la réintégration de l’homme dans son état individuel primordial-édénique (aboutissement de l’étape dite de « l’oeuvre au blanc »), puis la fusion de sa conscience individuelle dans l’état métaphysique non-duel (aboutissement de l’étape dite de « l’oeuvre au rouge »), faisant ainsi de lui un digne serviteur du Divin, dont il peut rayonner l’amour, la justesse et la perfection par ses actes propres.

D’une manière plus générale, je me passionne pour la spiritualité au sens large, tant au niveau de la compréhension de ses principes que de ses applications pratiques. M’intéressent tout particulièrement les techniques et les connaissances qui aident l’âme humaine à se libérer de ces entraves karmiques, de ces fausses croyances, et de tous les encrassements physiques qui l’empêchent de déployer sa puissance créatrice.

J’ai en ligne de mire la régénération et l’épanouissement de l’âme, et tous mes efforts sont concentrés vers ce but, car je suis convaincu que le changement de paradigme dont le monde a besoin en cette période apocalyptique que nous traversons actuellement, seule la force d’action d’une âme libre à l’esprit dissident peut l’accomplir. Enfin, ma passion pour l’émancipation du vivant, sur lequel je m’efforce de m’aligner du mieux que je le peux, s’exprime également par l’élan de transmettre ce que je découvre et expérimente sur cette voie de l’éveil intérieur.