Faut-il résister et se rebeller ?

L’engagement dans la Quête spirituelle implique-t-il de faire acte de rébellion et de résistance ? La réponse est « NON, pas forcément ! »

Ce qui importe au Guerrier du Sacré n’est pas de sortir des sentiers battus ni, à l’inverse, de se fondre dans le moule du consensus et de la « bien-pensance ». Ce ne sont pas ces deux extrêmes qui déterminent ce qu’il doit penser et comment il doit agir. Non, ce qui compte pour lui, par-dessus tout, c’est d’être le plus possible en accord avec lui-même, tout simplement…

En ce sens, des mots tels que « alignement », « intégrité », « congruence » et « authenticité » représentent des valeurs essentielles à ses yeux.

Pour être en mesure d’incarner de telles valeurs, le Guerrier du Sacré sonde d’abord son for intérieur en faisant appel tant à la raison qu’à l’intuition et au bon sens. Pour cela, il médite et fait preuve d’esprit critique, de lucidité et de discernement. Il évalue les bénéfices et les risques, pèse le pour et le contre.

En cela, on peut dire qu’il est tout sauf impulsif ou réactif. Il cherche au contraire à prendre ses décisions à partir d’un état de maîtrise de lui-même, synonyme de lâcher-prise, de détachement, de paix intérieure et d’équanimité. Cela lui permet d’éviter de penser et d’agir sous l’emprise de conditionnements, dont il sait que l’énergie ne peut que générer disharmonie et déséquilibre, en lui-même comme à l’extérieur.

Il s’affaire à trouver le juste positionnement pour lui-même, en considérant sa propre personne (ses forces et faiblesses, ses besoins, ses aspirations, ses valeurs, etc.) tout en tenant compte également des conséquences de ses actes au sein du collectif dont il sait que, dans l’absolu, il n’est nullement séparé, au-delà de l’apparente dualité qui existe entre les êtres et les formes qui habillent le monde sensible.

Grâce à la « pesée » de tous ces éléments, il peut non seulement sentir ce qui est le plus juste pour lui, mais aussi se positionner concrètement en conséquence et impacter ainsi la réalité.

Prenons deux exemples avec la vaccination et le pass sanitaire qui sont actuellement au cœur des débats les plus animés :

  1. Le premier exemple est celui du Guerrier du Sacré qui fait acte de résistance. C’est un rebelle dans l’âme qui se positionne fermement en refusant tant la vaccination que le pass sanitaire. Étant pleinement en accord avec ce positionnement, il ne lui est pas difficile de renoncer à tout ce qu’il ne peut plus faire désormais sans pour autant se sentir privé de liberté. Sachant que rien n’arrive par hasard et que tout a un sens profond, il voit d’ailleurs cette situation comme une opportunité de trouver des solutions et de s’organiser différemment, pour tendre vers un mode de vie qui lui correspond davantage encore. C’est pourquoi il en arrive même à éprouver de la gratitude et de la joie pour ce que les circonstances lui permettent d’expérimenter et d’apprendre sur lui-même.
  2. Le second exemple est celui du Guerrier du Sacré qui a choisi de se faire vacciner et d’avoir recours au pass sanitaire pour continuer à vivre comme avant (de son point de vue). Il ne l’a pas forcément fait de gaieté de cœur, mais en ayant sagement évalué la situation en fonction de ses besoins et de ses capacités, il a pu déterminer que c’était l’option qui lui permettait d’être le moins en conflit possible avec lui-même et de s’épargner ainsi des tensions et des répercussions qui pourraient potentiellement lui faire plus de mal que les risques liés à la vaccination, dont il demeure toutefois conscient. Il n’a pas pris cette décision sous la contrainte puisqu’il sait qu’il aurait également pu choisir l’option de la résistance ; cette décision, il l’a prise parce que c’est celle qui s’accorde le mieux avec sa sensibilité, avec ce qu’il est.

Il ressort de ces deux exemples qu’il n’y a pas un mode spécifique de pensée ou d’action qui soit absolument juste pour tout le monde. Il n’existe pas une sorte de « droit chemin » que tous devraient systématiquement suivre pour être dans la « vérité », la « justesse » et le respect de soi et des autres. De ce point de vue, il n’existe pas non plus de combat idéologique entre le « bien » et le « mal », mais simplement une « justesse » dans le positionnement face aux événements, qu’il appartient à chacun de trouver pour être en cohérence avec lui-même et ainsi vivre en harmonie et en équilibre avec l’Ordre naturel des choses.

En comprenant cela, on évite également d’imposer aux autres notre propre vision des choses en décrétant qu’ils devraient l’adopter pour que les choses aillent bien pour eux, pour la collectivité, pour la planète, pour l’univers. Et on évite également de les culpabiliser s’ils ne le font pas…

C’est aussi l’attitude du Guerrier du Sacré que de respecter le libre-arbitre de chacun. Si l’on peut toutefois les aider d’une manière qui soit fondamentalement juste, c’est en les encourageant à se positionner eux aussi en étant le plus en phase possible avec eux-mêmes, en leur donnant les informations dont ils pourraient avoir besoin pour cela, mais à condition bien sûr qu’ils nous aient sollicités à cette fin, car le libre-arbitre implique aussi de ne pas aider si aucune aide n’est demandée…

La publication a un commentaire

  1. Catherine

    Bonjour Frédéric, beaucoup de bon sens et de sensibilité, comme d’habitude. Merci beaucoup pour ce partage. Belle journée

Laisser un commentaire