Il n’y a pas de mode alimentaire qui conviendrait à tout le monde car il n’y a pas de systématisme en matière d’alimentation. Notre tempérament, nos besoins physiologiques, nos pulsions alimentaires, notre patrimoine génétique, la force ou la faiblesse de nos organes, nos capacités métaboliques, nos intolérances et nos allergies, tout ceci nous place face à l’évidence que nous sommes tous différents face à la question de l’alimentation et que le régime alimentaire doit par conséquent être adapté au cas par cas (le même constat pourrait être fait par rapport aux traitements médicamenteux, aux vaccins, mais aborder cette question au demeurant fort intéressante, nous éloignerait trop du sujet de cet article).

Notre équilibre physique et psychique en dépend, car il est scientifiquement établi que si l’esprit influence le corps, l’influence va aussi dans le sens inverse, à savoir que la santé du corps conditionne celle de l’esprit, comme l’exprimait Juvénal avec son célèbre « mens sana in corpore sano » (« un esprit sain dans un corps sain »).

En cela, la sagesse exprimée par l’expression populaire « quand la digestion va, tout va », n’est pas une vue de l’esprit. Pour fonctionner en pleine possession de ses moyens, le corps a besoin de certains aliments, qui doivent en plus de cela être assimilés et éliminés correctement par l’organisme.

Nous savons également aujourd’hui que la force des défenses immunitaires dépend de l’équilibre de la flore intestinale, qui elle-même dépend des aliments ingérés.

Bien qu’il n’y ait pas de systématisme pour les raisons évoquées, il est quand même possible d’établir quelques généralités sur lesquelles s’appuyer pour trouver le mode d’alimentation qui conviendra le mieux à nos besoins et à nos capacités digestives.

Voici donc les points principaux à considérer à cette fin :

1) La qualité des aliments. Cela tombe évidemment sous le sens, et pourtant, les aliments issus de l’industrie agro-alimentaire que nous consommons sont souvent pauvres en nutriments et, qui plus est, contiennent de nombreuses pollutions physiques et énergétiques (voir point 7). On privilégiera des aliments naturels si possible issus de l’agriculture locale et biologique. À l’inverse, on évitera autant que possible tout ce qui est industrialisé, raffiné, notamment le sucre et le sel ajoutés, véritables poisons qui déminéralisent l’organisme. 

2) Les trois catégories d’aliments (protéines, lipides et glucides) doivent être bien dosées pour trouver l’équilibre personnel qui convient à l’organisme et à l’activité (un individu passant sa journée à méditer n’aura pas les mêmes besoins qu’un travailleur de force). À propos des protéines animales, elles sont nécessaires pour la grande majorité des individus et il est donc déconseillé de s’en passer sur la base de principes inhérents à la morale ou à l’idéologie. On pourra toutefois grandement réduire la quantité de viande au profit d’autres sources de protéines animales (œufs, produits laitiers si bien tolérés), d’autant plus si l’on est engagé dans une Quête spirituelle (voir concept des aliments sattvique en Ayurveda).

3) Le grignotage est à éviter absolument. Même quand le grignotage est composé d’aliments sains, l’effet sur le corps est délétère ! Les intestins ont leur rythme et celui-ci doit être respecté (ne serait-ce que pour leur offrir un repos bien mérité…), au risque de perturber la digestion et la flore intestinale. Dans l’idéal, on respectera au minimum 6 heures entre les repas. Tant de problèmes de santé pourraient être évités en respectant ce simple précepte ! …

4) La modération ! La tempérance a toujours été au cœur des enseignements des Maîtres de la Sagesse concernant l’hygiène de vie et plus particulièrement l’alimentation. « Tout est poison, rien n’est poison, c’est la dose qui fait le poison », disait également l’alchimiste suisse Paracelse. Dans la tradition japonaise, il est préconisé de terminer un repas à 80% du sentiment de satiété, autrement dit d’éprouver encore un léger sentiment de faim. C’est une excellente règle à respecter.

5) La conscience et l’esprit de gratitude accordés aux aliments quand on les mâche. Il existe une différence immense entre manger machinalement en étant perdu dans ses pensées, et manger en pleine conscience des sensations liées aux aliments, avec en outre la reconnaissance de la valeur de ce qui est transmis par « Dame Nature » et l’esprit de gratitude qui accompagne cette reconnaissance.

6) La durée de la mastication ; il faut mâcher les liquides, et boire les solides, comme disait Gandhi, ou, dans le même esprit (celui des alchimistes), coaguler les liquides et dissoudre les solides. Ce point, ainsi que le précédent, contribueront à améliorer considérablement les capacités d’assimilation de l’organisme, et éviteront une fatigue inutile liée au dispatching vital de l’énergie sur des aliments insuffisamment prédigérés par la mastication et par les sucs salivaires.

7) La bénédiction accordée aux aliments avant de les mettre en bouche, afin de rayonner sur eux l’énergie spirituelle qui aidera à en transmuter les éventuelles charges énergétiques à basses vibrations, celles-ci étant l’un des vecteurs principaux de programmation de l’inconscient (plus souvent négative que positive malheureusement…).

 

Alimentation et Quête spirituelle

Si la façon de s’alimenter n’a plus aucune importance pour celui qui est spirituellement Réalisé, il n’en va pas de même pour l’aspirant qui est engagé sur la voie qui mène à cette Réalisation.

Dans l’optique de la maîtrise de l’esprit, véritable dénominateur commun de toutes les voies spirituelles, l’alimentation a son importance, car il est beaucoup plus difficile de maîtriser l’esprit si celui-ci est constamment « tiré vers le bas » par des aliments lourds et énergétiquement toxiques.

Selon la tradition ayurvédique, il faut privilégier une alimentation sattvique. Vous trouverez à ce propos les informations de base utiles dans ce travail de diplôme téléchargeable au format PDF, à cette adresse : http://www.samayurveda.com/Images/UploadImage/Pdf/pdf_125201394102PM.pdf
(voir en particulier à partir du bas de la page numéro 11)

Comment savoir si le mode alimentaire choisi est adapté ?

Eh bien, c’est très simple, il doit porter ses fruits sur la durée (au minimum… 10 ans !… Eh oui, les régimes ou diètes ne rentrent pas en ligne de compte ici, car leurs effets souvent positifs sur le court terme, peuvent s’avérer néfastes sur la durée, comme c’est souvent le cas avec le véganisme, l’hygiénisme ou la mode du « tout cru »), et cela se traduit notamment par une sensation de bien-être corporel qui se reflète également sur le visage de la personne qui a… « bonne mine », tout simplement 😉

Bon appétit !!!