Présence et phénomène d’addiction

« Il y a une dizaine d’années de cela, j’avais un déséquilibre dans mon rapport à l’alimentation. J’alternais des phases de restriction que je tenais sur plusieurs jours, avant de « craquer » et de m’empiffrer avec des cochonneries, ce qui faisait beaucoup de mal à mon corps et « embrumait » ma psyché. Conscient de cette disharmonie dans ma vie, je voulais rétablir l’équilibre.

Ne sachant toutefois pas comment procéder, j’avais posé la question à un Yogi lors d’un stage de Yoga. Il m’avait alors simplement répondu ceci : « ne luttez par contre ce déséquilibre, mais concentrez plutôt votre attention sur votre pratique, et cela finira par s’équilibrer naturellement ». C’est ce que j’ai fait, et c’est en effet ce qui s’est passé, à savoir que mon rapport à l’alimentation s’est équilibré de lui-même, sans que j’aie à lutter contre mes « pulsions ».

Il me revient également en tête ce conseil d’Eckhart Tolle au sujet des addictions. Plutôt que de lutter contre celles-ci, son conseil est de mettre beaucoup d’attention, de conscience, de… « Présence », lorsque nous sommes sous l’emprise d’un comportement compulsif.

Se juger, se culpabiliser, ne peut que nuire davantage en créant une forme de rejet de cet aspect de soi-même qui a mis en place ce mécanisme de défense pour compenser. À l’inverse, la pleine conscience l’enveloppe de cette « Présence » bienveillante, aimante, ce qui peut opérer une guérison profonde, à condition bien sûr que l’accueil soit réellement inconditionnel. En répétant cette « opération » à chaque fois, le mécanisme perd en force pour finir par disparaître complètement.

La plénitude et l’amour qu’apporte la « Présence » auront ainsi simplement permis de rendre le mécanisme de compensation totalement inutile. On aura donc résolu le « problème » en ajoutant simplement ce qui faisait défaut (la plénitude et l’amour) au lieu de lutter contre ce qui était en trop (le manque et la souffrance).

Voilà quelques pistes qui je l’espère, vous seront utiles. »

Question-réponse en rapport à cet article (publication facebook)

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